Bonjour à vous, une pensée pour Julien et Cyril de retour en métropole,

Le Havannah à Maré
Au large de la Grande Terre, se trouvent les îles Loyauté ; Maré, Lifou et Ouvéa. Nous avons pris le cargo de fret, le Havannah, pour aller à Maré. Comme nous n’avions pas le temps d’attendre une semaine le retour du cargo pour rentrer sur Nouméa, nous voulions prendre le bateau de passagers, le Betico, pour revenir. Manque de chance, une association franco-vietnamienne avait réservé tout le bateau du vendredi… mais comme nous sommes tout de même chanceux, joli geste de la part de la compagnie qui nous a payé l’avion de retour au prix du bateau, merci à Rose qui nous a arrangé ça! Puis manque de chance à nouveau, le Havannah en panne ; nous avons passé la nuit sur le bateau à quai, puis nous avons réussi à décaler notre billet de retour, puis on nous a annoncé que le Havannah ne partirai pas du tout, puis que finalement, si. Nous avons rencontré d’autres passagers Kanak habitants des îles, qui se sont montrés incroyablement préoccupés du bon déroulement de nos vacances… et on s’est félicité tous ensemble de pouvoir remonter dans le bateau.

Paysage de Maré
Nous avons donc débarqué de bon matin à Maré, dans le village de Tadine. Pour vous donner une idée, l’île de Maré est grande comme la Martinique et peuplée de 5000 habitants, c’est vous dire que ce n’est pas surpeuplé… Nous avons attendu l’ouverture de la station service pour remplir le réchaud à essence en discutant avec nos connaissances du bateau ; Amédée et le pasteur de Lifou – les missionnaires anglais ayant devancé ici les missionnaires français, la moitié des habitants des Loyauté sont protestants. Sur l’île -qui n’est pas petite- nous nous sommes déplacés en auto-stop ; les Kanak s’arrêtent toujours et c’était aussi l’occasion de conversations. Où nous avons appris que tous les hommes sont venus une fois en France pour le service militaire, ils connaissent donc une caserne. Souvent, ils ont aussi un enfant en France, parti étudier ou travailler.

Aquarium naturel

Paysage de Mare

Des poissons-clowns
Nous avons campé dans une tribu en bord de plage ; la mer était pour nous, avec le grand beau temps et les poissons. Nous avons essayé de pêcher dans les rocher mais nous sommes trop mauvais et puis ça fait peine de pêcher des poissons trop jolis. Nous avons croisé le serpent local, le tricot rayé, et puis nous avons remis nos masques et tubas avant de nous promener le long de la côte, pour rejoindre la baie où viennent nager de grosses tortues d’eau -nous avons pu les voir, Christophe a nagé avec l’une d’elle au bord du tombant… enfin, la vie tout seul sur une île…

Un perroquet

Un tricot rayé
Le dernier jour, nous avons voulu camper près de l’aérodrome car l’avion décollait tôt le matin, à La Roche. Comme il n’y avait pas de camping, nous nous sommes présentés au chef de la Roche pour demander la permission de planter la tente. Comme il n’était pas encore rentré, sa femme nous a proposé de partir en promenade avec son fils, Alphonse – de son nom Kanak, Simaco -, qui nous a guidé jusqu’en haut de la colline, qui nous a expliqué comment les esprits des ancêtres se cachent dans les racines des banians sacrés, comment on piège les crabes de cocotier, pourquoi il ne faut pas planter les ignames la tête en bas, et qui nous a montré comme le grand flamboyant de son jardin est beau vu de haut.

La famille du chef
Lorsque le chef est rentré, nous avons fait coutume, c’est-à -dire que nous avons offert un manou (le paréo qui remplace pour nous l’offrande traditionnelle d’ignames), et le chef nous a dit de camper dans son jardin. Nous avons planté la tente avec Alphonse, très enthousiasmé de voir une tente pour la première fois. Puis le chef nous a invité à dîner, après nous avoir bien précisé que la coutume était chose très importante. Il est le petit chef, c’est-à -dire chef de sa tribu, mais aussi grand chef, c’est-à -dire chef d’un district qui rassemble plusieurs tribus. Il passe sa semaine à Nouméa pour siéger au Sénat Coutumier, puis rentre le week-end pour travailler aux champs. Il nous a raconté des bonnes histoires…
Le lendemain matin, nous avons quitté la famille du chef et Alphonse (avec le tee-shirt rouge) et son copain Noël (avec le tee-shirt noir) ont tenu a nous accompagner jusqu’à l’aérodrome. Une très belle dernière soirée Kanak, nous avons quitté Maré à regret.
Il nous restait juste le temps d’un dernier week-end à la plage avec Christophe et Marie, Guy et Pascale qu’on remercie beaucoup pour tout, sous un grand soleil, une sortie en mer sur le bateau, un dernier coup de pêche. Et un dernier coup de canoë avec Marie pour atteindre l’îlot d’en face -celui qui est tout au fond sur la photo-. En pagayant, nous avons croisé une grosse tortue marine, un au revoir de la Nouvelle Calédonie.
Le lendemain, nous avons survolé le récif qui dessine le plus beau lagon du monde et quitté l’île.
Des bises,

Dernier week-end à Naïa

Le lagon vu du ciel
un mot : dégouté !!!
Sinon, il ne s’est toujours pas rasé le lascard… La tortue, elle n’a pas eu peur de l’ermite ?
Par contre, Amédée, cela me rappelle quelque chose…
-> Christophe comprendra !
Pfouuuuuu… sérieux, on peut vraiment repartir d’un endroit comme ça ? En vrai ?
Je choisis de ne pas y croire… sinon c’est mort pour demain 9h à la Défense
Grosse grisaille à Paris depuis quelques jours,ces paysages éblouissants donnent envie de partir « Fuir! là -bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres //D’être parmi l’écume inconnue et les cieux! » D’accord avec le poète mais le serpent tricot ,c’est tout de même « embêtant »!!!Bises Cat h Quant à Tidjo, il a l’air de rigoler dans sa barbe pour une raison qui nous reste inconnue.
Salut a vous deux…
Pensee particuliere a la veille de notre retour en France…
On vous souhaite encore de belles aventures et on vous suivra bien au chaud devant un bon feu de cheminee. Et oui va falloir reprendre les habitudes et surtout retravailler.
On est quand meme super content et tous les gens qu on aime commencaient a nous manquer.
Bises a vous deux en esperant vous retrouver a votre retour pour s echanger les impressions de nos aventures…
Ca va pas, non ! Faut pas partir, faut rester où vous êtes. Tout est beau, tout est coloré. Ici c’est que du gris : le ciel, les bâtiments, les gens. Allons, un peu de bon sens.
Partis le 01 avril 2009
Revenus le 26 mars 2010
359 jours de voyage (+1 de décalage horaire)