On s’est promené tout au nord-est du plateau tibétain, sur le bord des montagnes, où vivent les tibétains, mais aussi les Hui et les Tu. Tout le monde très accueillant, souriant, ils nous disent toujours « hello! » ou « welcome in China! », ils nous ont invité à boire des thé chez eux ou à manger quand on était à la campagne. Ils sont gentils, et très curieux – ils zieutent et n’hésitent pas à montrer du doigt-. Et ils disent quand même « Laowai » quand on a le dos tourné (c’est-à -dire nous, les « long nez »).
Une mosquée à Linxia
Linxia
Première destination à Linxia, préfecture des Hui. La « jolie petite ville » n’était pas vraiment au rendez-vous: partout où nous passons, l’ambiance c’est plutôt « grue – pelleteuse », la Chine n’a pas le temps d’attendre… et le nombre, l’ampleur des chantiers force l’admiration, dans dix ans la Chine sera un autre pays! C’est vrai aussi que les vieux quartiers passent au bulldozer les uns après les autres, n’empêche qu’au détour d’une rue, on peut encore voir les anciennes maisons. Et une mosquée Hui avec le style chinois des mosquées du coin, mais pas de doute; le croissant des musulmans est bien en haut de la pagode qui sert de minaret.
Dès qu’on sort des sentiers battus, ça devient un peu difficile de se nourrir : fini les cartes en anglais et impossible de se dépatouiller des idéogrammes. On est condamné à manger des nouilles ou à commander la même chose qu’à la table d’à côté. D’autant que les chinois ont des plats tels que « soupe de tête de mouton entière », « poëlée de fanes d’oignon », « tripes en brochettes » ou bien « serres de poulets vinaigrette » ce qui fait qu’on ne tient pas trop à taper au hasard!
Vendeur de riz au miel hui
Préparation de pâtes par un hui
Monastère de Labrang
Xiahe
A Xiahe se trouve le troisième plus important monastère tibétain : Labrang, où étudient 1200 moines, lieu de pélerinage, résidence de la troisième dignité tibétaine (truc-lama, c’est à dire réincarnation d’un proche de Bouddha mais on a rangé le guide). Grande dévotion des tibétains qui viennent se proterner ici devant les Bouddhas ou faire le tour du monastère en tournant les moulins à prières.
Bonne ambiance western aussi chez les tibétains; ils portent le chapeau de cowboy et des manteaux dont les manches vont jusqu’à terre – ils s’enroulent les manches autour de la taille, ça donne de l’allure. Et puis pas mal de motards.
Parmi les pèlerins, les moines tibétains vêtus d’une robe-débardeur et d’un châle (couleur imposée), portant des bottes noire à semelles de paille toutes conçues selon le même modèle et (facultatif) le chapelet et un seul gant pour éviter de s’abîmer la main en tournant les moulins à pières.
Les temples sont splendides, très richement décorés, et plane la douce odeur des bougies en beurre de yak. Effectivement, nous sommes de retour en territoire de pâturage, c’est le retour des yak qu’on peut manger ici en ravioli – pas mal!-.
Un moine à Labrang
Moinillon à Labrang
Tibétaine
Motard tibétain
Huzhu : en territoire Tu
Très honnêtement, les Tu, nous n’avons pas su les distinguer des autres… Mais nous sommes allés faire une balade chez eux, aussi pour sortir de la ville. C’est qu’on est plus beaucoup à la campagne et qu’à la longue, les quartiers modernes chinois se ressemblent un peu tous.
Et chez les Tu, nous avons pu marcher dans les terrasses cultivées creusées dans les collines. D’ailleurs, ils continuent à en créer de nouvelles, ce n’est apparemment pas une agriculture dépassée, même si les champs sont parfois minusucules (1 ou 2 mètre de large, la moindre parcelle est exploitée). Il faut nourrir 1,5 milliards de chinois et ils n’ont que 7% de terres cultivables : c’est le défi chinois. D’autant plus difficile qu’ils cultivent des tous petits champs en terrasses et qu’ils ne peuvent pas réaliser le « remembrement ». A la fois, franchement, ils mangent tout le temps… mais c’est peut-être l’impression que ça donne : ils sont tellement nombreux qu’ils peuvent se relayer pour manger, c’est peut-être pour ça qu’il y en a toujours un avec son bol de nouilles.
Terrasses près de huzhu
Terrasses près de huzhu
Et nous venons d’arriver aujourd’hui à Xi’An…
Et spécialement pour fredp, la page de l’itinéraire prévu a été refaite.
Arhhh des news !!! enfin !
Bon la moto, c’est quoi ? : zill, motprom, ural (russe) ou chinois (Jialing, Zongshen et Loncin..) ou tout simplement Japonaise ?.
Par contre, le casque super (
) mais fumer au guidon, pas top !
Superbe les photos des moines (comme à la télé).
Et le Yak, en ravioli, c’est comment ?
Bonne continuation.
haaaaaaaaa c’est avec plaisir que je trouve un nouveau petit recit !
ca me fait voyager a defaut de bouger ![]()
vos periples ont l’air passionnant et je suis certaine que vous vous regalez de culture en tout genre !!!!
continuez bien de nous faire partager votre bonheur qu’est ce voyage.
Nathalie (de la MT)
qui regarde le blog tous les jours en quete de vos recits
. merci
Hé ben, ça fait longtemps que j’ai rien commenté, moi.
Dites donc, ça fait bien envie tout ça, pour sûr!! Juste une remarque : moi aussi je mange tout le temps quand je suis pas au bureau. D’ailleurs, je mangerais bien du yak en ravioli ^^
Bon appétit et bonne route.
À peluche.
Salut les baroudeurs,
J’espère que vous avez pu assister à l’éclipse, la plus longue de l’histoire de l’humanité !!
Des photos ! Des impressions !
Bonne continuation…
un truc de ouf ce yac en ravioli !!!!
ici c’est poisson grille et cote d’agneau donc bouffe pas exotique .. c’est genial de lire des messages d’aussi loin , j’aurai jamais cru arriver à capter internet de salignac , votre aventure fait rever , les photos sont magnifiques , on croirait un documentraire , et vraiment les comentaires sont à la hauteur !!! je veux repartir illico presto d’autant que la chine me semble une veritable aventure , un vrai depaysement culturel et …gastro,omique , hic!
raph
Raph m’a levè la parole.!! Bravo pour cet impressionisme littéraire . Par petites touches nous prenons la mesure de ce qui se fait et se défait . Merci pour cet humour vivifiant et bon appétit! Je vous embrasse Cat h Je sens que Mathilde prête un intérêt tout particulier à la grue pelleteuse.
Cath H
Partis le 01 avril 2009
Revenus le 26 mars 2010
359 jours de voyage (+1 de décalage horaire)