Bonjour!
Nous sommes en Indonésie depuis une grosse semaine et nous avons commencé notre voyage au milieu de l’île de Java, à Yogyakarta.
On est resté trois jours, histoire de visiter un peu, d’apprendre comment on fabrique un batik et de découvrir à la nourriture. On a le choix entre riz frit avec une omelette et nouilles frites avec une omelette…
C’est près de l’actuelle Yogyakarta que ce sont établis les premiers rois, vers le 8ème siècle. Apparemment, il y avait alors deux rois voisins, l’un bouddhiste régnant au sud et l’autre hindouiste, vers le nord. Chaque roi fit construire un monument géant ; le roi bouddhiste fit construire Borobudur et le roi hindouiste fit construire Prambanan. Enfin, tout ce beau monde étant installé à l’ombre du volcan Mérapi, ces royaumes ont subitement disparus. Les sites ont été abandonnés sous les cendres, puis redécouverts et rénovés pendant la colonisation néerlandaise.
Prambanan
Borobudur
On n’a pas vu grand monde à Prambanan et le site est en rénovation. Les temples sont en pierres non scellées, donc, à chaque tremblement de terre, les indonésiens en reprennent pour dix ans de rénovation à tout remonter pierre à pierre… Maintenant que toutes les pierres sont numérotées ça va peut-être un peu plus vite mais ça ne sera probablement jamais fini.
Etudiante
Par contre, nous nous sommes retrouvés à Borobudur un dimanche et c’était à croire que toute l’Indonésie s’y était donné rendez-vous.
Cette visite a été l’occasion de renouer avec notre statut de stars et nous avons posé avec nombre de touristes. De plus, les studieuses étudiantes des environs viennent spécialement à Borobudur pendant leur week-end, dans le seul espoir d’une conversation avec des touristes, afin de progresser en anglais. Comme nous ne pouvons pas nous lever tôt, nous sommes arrivés quand les occidentaux étaient déjà partis, et les étudiantes faisaient la queue pour nous demander nos noms, nationalité, notre plat indonésien préféré, les sites que nous avions visités, pourquoi nous étions venus en Indonésie, et quelques mots sur notre chère patrie -la liste des questions est notée sur un papier, au cas où-. Tout ça était vraiment charmant.
(Les jeunes hommes indonésiens n’estiment pas nécessaire de travailler leur anglais, ils veulent bien des photos avec nous mais se contentent de ricaner.)
Etudiantes indonésiennes
Etudiantes indonésiennes
C’est au sommet du monument que nous nous sommes fait voler la vedette par des touristes papous. Nous avons posé avec des étudiantes javanaises, puis avec les papous puis les étudiantes avec les papous, puis… enfin bref, difficile de se concentrer. Mais si on est un peu passé à côté du monument, nous avons pu approfondir ce proverbe indonésien :
« Divers villages, diverses mÅ“urs ;
Divers champs, diverses sauterelles. »
Etudiantes indonésiennes
Touristes papous
Après ces étapes culturelles, nous avons filé vers les volcans du plateau de Dieng, en altitude et un peu au frais.
Un peu partout, il y a des -petits- cratères de volcans qui soufflent des fumées de souffre, c’est assez étrange qu’il y en ait autant, on se demande un peu comment ça se passe dessous…
Le plateau de Dieng
Christophe à côté d’un cratère
Sinon, le paysage est assez beau, les paysans pratiquent la culture en plateau sur toutes les collines. En fait, la grosse spécialité des environs, c’est la culture de la pomme de terre, mais c’est joli quand même. L’accueil était encore au rendez-vous, puisque les indonésiens sont très gentils et curieux. Nous avons donc posé avec les cultivateurs de pommes de terre -ou peut-être c’était des choux…
Les agriculteurs
Un village
Ici, tout le monde voudrait bien discuter avec nous, dommage que nous ne parlions pas indonésien.
Ceci dit, l’avantage de l’indonésien c’est que ça ne présente pas de difficulté de prononciation, nous pouvons apprendre des mots et les répéter – ça parait évident mais ce n’est pas possible en chinois, ni en laotien, ni en vietnamien : si personne ne vous fait répéter, il est impossible de parler, même avec la transcription phonétique, ce sont des langues à tons. Disons que ce qu’on peut dire après avoir bûché son chinois pendant un mois, on peut le dire en indonésien au bout de quelques jours sans avoir vraiment travaillé… L’indonésien ressemble incroyablement à de l’espagnol, utilise l’alphabet latin (une idée des hollandais), et la grammaire asiatique (pas de genre, pas de nombre, pas de conjugaison, tout est toujours invariable, on met les mots côte à côte et c’est parti).
Bien sûr, l’indonésien est la langue commune des indonésiens qui parlent chacun la langue de chez eux c’est-à -dire de leur archipel, par exemple, le javanais (plus de 540 dialectes en tout!)
Selamat Jalan, c’est Bon voyage.
Les enfants de Yogyakarta
On vous laisse avec ces gamins qui tenaient absolument à poser, ils nous ont couru derrière pour ça et ils se sont appliqués. Nous, on est parti à l’assaut des volcans…
Hé ben, ça a l’air pas mal du tout l’Indonésie ! C’est dit, je la mets sur la liste des futures destinations ! Plus qu’à la classer dans la liste
Je continue de vous suivre et j’adore vos récits.
Effectivement une de mes amies a passé 3 mois en Indonésie et elle m’a dit que la langue est très facile à apprendre.
Au plaisir de vous lire
Il est bien connu que les papous sont de taille modeste. Cherchez l’erreur…. Les paysages sont moins « affolants » mais tous ces visages sont vraiment présents. Attendons la suite….Biz Cat h
LOL le touriste Papou qui baisse la tête , je l’ai reconnu c’est la Cat Stevens qui porte un Teeshirt AD…S sur la photo d’aprés …
Partis le 01 avril 2009
Revenus le 26 mars 2010
359 jours de voyage (+1 de décalage horaire)