8 février 20108 février 2010 Accueil » São Luis et les Lençóis Maranhenses
Ecrit par mathilde à 20:19 dans Brésil
  • 6 commentaires et 0 rétrolien
  • 2 169 vues

Bonjour,


São Luis do Maranhão

Une rue de São Luis

Une rue de São Luis

Ca va, on a une bonne chambre!
Nous nous sommes promenés dans la vieille ville coloniale de São Luis; des maisons anciennes, parfois rénovées et parfois en ruine. Les rues sont très désertes car les habitants logent plutôt dans les quartiers modernes. Fondée par les français et nommée en l’honneur du roi de l’époque Louis XIII (les français ne sont restés que trois ans), São Luis a été pendant longtemps l’une des villes les plus importantes du Brésil. Maintenant, aux heures les plus chaudes de la journée, on n’y croise plus grand monde… mais le soir, on peut quand même trouver des caïpirinhas bien servies. Et puis on mange bien, au Brésil.


Les Lençóis Maranhenses

Nous avons quitté la vieille ville de São Luis pour visiter les Lençóis, c’est-à-dire les « draps » : de grandes dunes de sable blanc dont les formes rappellent des draps. A l’ouest du Rio Préguiça – la rivière Paresse -, les « grands draps » s’étendent sur 70 kilomètres de plage et 50 kilomètres de profondeur à l’intérieur des terres. De l’autre côté de la rivière, les « petits draps » sont tout près du village de Caburé.
Nous sommes arrivés en bus dans le gros village du coin, à Barreirinhas, et de là il fallait prendre un bateau pour descendre le Rio Preguiças jusqu’à la mer mais on avait raté le bateau de passagers qui part le matin. Malgré tout, il y avait quelques bateaux de pêcheurs accostés, et justement, un pêcheur qui nous dit que son bateau, le « Paulo Henrique », partira à quatre heures du matin pour Caburé, et que nous pouvons venir, et dormir dans le bateau en attendant. Nous, ça nous convenait bien ; dormir à l’Å“il et partir tôt.

Pendant l’après-midi, nous partons visiter les dunes et la lagune du poisson, en jeep, avec d’autres touristes brésiliens. Les creux des dunes forment des bassins d’eau douce et des lagunes dans lesquelles on peut se baigner, avant d’admirer un coucher de soleil sur les grandes dunes de sable blanc à perte de vue. Et puis, c’est toujours rigolo de faire du 4*4 dans le sable…!
Au retour, on s’installe sur le bateau. Le capitaine a disparu. Sur les coups de deux ou trois heures du matin, quatre brésiliens arrivent qui nous disent qu’ils partent avec nous sur le bateau, c’est l’équipage; ils sont manifestement enthousiastes à l’idée de partir pêcher en mer. Vers trois heures, le capitaine réapparait pour annoncer que le bateau ne partira pas avant la nuit prochaine (!). L’équipage s’en va et nous on peut se « Fique a vontade », c’est-à-dire prendre nos aises sur le pont jusqu’au lendemain matin. Nous étions déçus mais, pour tout dire, pas franchement étonnés…
Le soleil se lève, on va petit-déjeuner et à 10 heures, on part avec le bateau de passagers normal, le « Confio em Deus ». Après deux heures de bateau, les premières dunes apparaissent et on croise des huttes de pêcheurs.

Hutte de pêcheur sur le Rio Preguiças

Hutte de pêcheur sur le Rio Preguiças

Au bord du Rio Preguiças

Au bord du Rio Preguiças


Après encore une heure de bateau, on arrive à Caburé ; le village est proche de l’embouchure du Rio Preguiças, sur une bande de sable très mince entre le Rio et la mer. Il y a là quelques huttes plantées dans le sable, quelques cabanes abandonnées démolies par le vent ou ensablées et trois pousadas – c’est-à-dire des hôtels-restaurant : les touristes arrivent vers midi sur des bateaux rapides, pour déjeuner, et ils repartent vers trois heures de l’après-midi. On a pris une chambre. L’endroit était magique.

Le Confie em Deus à Caburé

Le Confie em Deus à Caburé

Le village de Caburé

Le village de Caburé


Nous avons traversé la bande de sable et de l’autre côté, c’était l’océan Atlantique, qu’on avait pas vu depuis un bout de temps… La plage était immense, il n’y avait que nous, l’eau était chaude et il y avait des vagues, on a marché jusqu’aux « petits draps ». Quand nous sommes revenus vers la pousada, tout le monde était parti.
Le lendemain, on a trouvé le « Paulo Henrique » et on est passé lui faire un petit bonjour au capitaine qui nous a proposé des crabes mais ça ne nous arrangeait pas trop.

La plage de Caburé

La plage de Caburé

Le Paulo Henrique à Caburé

Le Paulo Henrique à Caburé



Nous avons attendu le bateau de passagers, le même que celui de la veille, pour traverser le Rio jusqu’au village d’en face et puis on a marché deux bonnes heures sur un sentier pour atteindre le village d’Atins ; nous avons croisé des petites maisons, des familles qui vivent très isolées, très pauvres. Nous sommes arrivés fatigués parce qu’il a fallut marcher dans le sable et parce que le Brésil c’est « quente », ça tape. Du coup, on rêvait d’une douche et on a continué à se réconcilier avec les pousadas, surtout que les prix sont devenus corrects et les chambres agréables.
Le lendemain matin on a rejoint les dunes et « Canto do Atins », l’un des bouts du monde du Brésil…

Vue sur Canto do Atins

Vue sur Canto do Atins

Les lençóis près de Canto do Atins

Les lençóis près de Canto do Atins



Au retour, nous apprenons que le bus prévu pour Barreirinhas ne partira que le lendemain (en fait un véhicule 4*4 de 10 places, il n’y a pas de route et il faut compter une heure et demi pour faire 30 kilomètres) et que le bateau de passagers ne partira pas non plus. Il ne reste plus qu’à espérer qu’un pêcheur veuille bien nous emmener -nous espérions être à São Luis le soir même…-. Par chance, nous ne sommes pas seuls, on est coincé avec deux suisses.
Un brésilien, bien sympathique, nous emmène voir un pêcheur qui propose de partir le soir : il pense que son bateau est déjà mis au sec par la marée. On va vite voir et, par chance, le Gaïa I est encore suffisamment dans l’eau pour qu’on l’y pousse complètement… Le temps de faire nos bagages, d’attendre le capitaine – qui revient avec l’indispensable drapeau du Brésil !- et nous sommes partis… pour quatre heures et demi de navigation… jusqu’à Barreirinhas.

Le Gaia I à Atins

Le Gaia I à Atins

Le capitaine du Gaia I

Le capitaine du Gaia I



Bref, on rate le dernier bus de cinq minutes mais on le rattrape après une course poursuite en mobylette et, aussi peu probable que possible, nous arrivons à São Luis sur les coups de minuit, et là, on nous tend comme prévu la clef de la chambre qu’on avait réservée…

Alcântara

Autrefois, les riches aristocrates et propriétaires portugais habitaient Alcântara, en face de São Luis, de l’autre côté de l’embouchure du Rio Anil. Nous avons repris le bateau pour traverser et visiter cette ville abandonnée. Comme dans la vieille ville de São Luis, les rues étaient désertes, surtout le dimanche… On est revenu en catamaran, à la voile.

Une rue d'Alcântara

Une rue d'Alcântara

Le village d'Alcântara

Le village d'Alcântara

Église à Alcântara

Église à Alcântara



6 Commentaires6 Commentaires
cat h
Commentaire #1
  • 22:18
  • 8 février 2010

Prem’s. maintenant je réfléchis car ces belles dunes m’en bouchent un coin . je croyais que le nord est du Brésil était inondé avec glissements de terrain . Je me demandais si vous aviez des tongs. !!!! J’espère que vous avez gardé un peu de ce sable surtout celui qui est sur la photo à droite…. A plus Cat H

phil rop
Commentaire #2
  • 19:13
  • 9 février 2010

Deuze. Elle sort d’où la mobylette ? Vous n’avez pas piqué la mob d’un brésilien.
Pour le sable, pas d’accord avec Cat H. Laissez la nature en place.
Racontez nous encore des histoires de bateaux. Terrible !

Fred B.
Commentaire #3
  • 22:35
  • 9 février 2010

Oui terrible les histoires de bateau. J’espère que pour revenir en Europe, vous aurez trouvé un autre moyen de locomotion ;-)

fredp
Commentaire #4
  • 22:37
  • 9 février 2010

Rhâlâlâ… faut bien être Européens, jeunes et fêlés pour arriver à tenir un rythme aussi effréné et haletant dans un décor aussi fondamentalement indolent ! 40° à l’ombre… pas d’ombre… et des courses-poursuites en mobylette… on croit rêver :-)

cat H
Commentaire #5
  • 0:36
  • 10 février 2010

J’espère que P Rop ne surveille pas la cuisson de ses oeufs à la coque avec un sablier !!!!

Commentaire #6
  • 3:55
  • 19 février 2010

Bon comme vous avez pu le constater, le site a eu quelques problèmes: en fait, il a été piraté. On est en train de tout remettre. Il reste les photos à réparer, ça c’est le plus gros qui reste à faire. Sinon on n’a pas perdu les billets et les commentaires (sauf le dernier commentaire de phil rop qui a été posté après la dernière sauvegarde…..)

Laisser un commentaireLaisser un commentaire
Nom:* E-Mail:* Website:

Commentaire:

* Signifie que le champ est obligatoire