Bonjour,
Si,si. Ça manquait, non?
Alors voilà , c’est un nouveau magazine qu’on vous recommande, avec plein d’articles passionnants ; il s’appelle SHI-ZEN et ce sont des amis qui l’écrivent et qui l’éditent, sur le net ou sur papier.
Vous pouvez les retrouver sur Shi-zen. Vous pouvez vous faire une idée en feuilletant le numéro pilote. Le numéro un sortira le 22 mars. Et dedans, il y aura un article sur le volcan Kawah Ijen et les porteurs de souffre – île de Java, Indonésie-, illustré avec nos photos.
C’est pas chouette, ça?
De notre côté, nous avons été visiter un village, ou plutôt deux village jumeaux, sur le chemin du retour vers Salvador en revenant des montagnes.

São Felix

Cachoeira
On est passé assez vite, parce que les deux villages, nous, comme on marche très vite, en deux heures c’était plié. Aussi parce que ça fait parti des quelques endroits sur la terre où il est impossible de se loger décemment. Non, nous ne faisons pas les difficiles. Ca nous est déjà arrivé ailleurs ; soit c’est très cher pour être dans le couvent du XVIIIème siècle, soit c’est quand même cher pour être dans un taudis.
Donc, petit tour avec les bagages pour visiter tous les hôtels les plus décrépis de la Terre et puis s’en va.
Il y avait un marché, nous on aime toujours bien.

Marché à Cachoeira

Marché à Cachoeira

Une dernière photo de Bahia
Nous sommes donc retournés vite fait à Salvador, bien contents de retrouver notre hôtel et les papis qui s’en occupent.
Il faut savoir que Salvador de Bahia compte un grand nombre d’adeptes du Candomblé, cette religion qui mélange catholicisme et cultes africains, pratiquée autrefois par les esclaves, aujourd’hui répandu parmi la communauté noire. Lors des cérémonies, les dieux viennent s’incarner dans certaines personnes de l’assistance, qui entrent alors en transe.
Les étrangers qui le veulent peuvent assister à une cérémonie qui est organisée par une famille, dans une maison.
Nous sommes tombés, par hasard, sur une cérémonie de Candomblé organisée pour célébrer les 60 ans d’initiation d’Antonieta (qui en avait 86). Beaucoup d’invités, très bien habillés. Nous étions très serré dans une pièce décorée, où il faisait très chaud. Les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Photo interdite.
Au début, il y a eu des danses très longues, de femmes en tenue de bahianaise, de très beau costumes. Trois hommes jouaient des percussions. Les chants étaient prononcés en Yoruba, langue nigérianne. Antonieta fait le tour de la pièce en dansant – elle était très vieille – et un hommage émouvant est prononcé.
Un homme et une femme sont entrés en transe et ils ont été emmenés dans une pièce derrière.
Ensuite, petits fours et verres d’eau, c’était une grande cérémonie.
Puis, la musique reprend. L’homme et la femme tombé en transe reviennent déguisés en dieux ; ils ont les yeux fermés et ils se dandinent d’un pied sur l’autre vu qu’ils sont toujours en transe.
Antonieta revient complètement déguisée, avec une très grosse robe blanche, une couronne dorée et d’autres attributs également dorés ; un sabre et un miroir. Elle danse devant l’assistance et elle est très acclamée, les invités sont très émus.
Ensuite, les deux dieux dansent, l’un après l’autre. L’assistance est transportée, c’était tout à fait splendide.
Après, nous avons quitté Salvador de Bahia pour rejoindre directement une autre petite ville proche de Rio, Paraty. Là encore, bon, la ville était très jolie avec un centre historique impeccablement retapé -peut-être un peu trop pour nous. Les bâtiments sont presque tous des hôtels, des boutiques ou des restaurants. Quand on passe dans la rue devant ces endroits où la nourriture et les caïpirinhas sont fort coûteuses, on entend de la musique brésilienne comme on en écoute en France, style « La fille d’Ipanéma », genre calme, diffusé avec un niveau sonore raisonnable destiné à une clientèle cultivée désireuse de converser. Nous, on n’est pas très habitué.
Et puis du coup, nous avons aussi compris que nous avions quitté le Nordeste du Brésil, la grande région brésilienne où nous sommes restés, finalement, un mois et demi : déjà , on s’est tapé la pluie. Ensuite, l’accent n’est plus le même. Nous avions croisé des touristes qui nous avaient dit « Le brésilien, c’est moche ; quand ils parlent, on dirait de l’allemand ». On ne savait pas trop où ils avaient trouvé ça mais maintenant, on comprend mieux ; c’est pas « moche » mais c’est plus aussi joli qu’avant.
Bref, c’est plus pareil.
Paraty était inondé par la marée haute, ça lui donnait un petit air…

Les rues inondées à Paraty

Paraty
Enfin, on a trouvé des copains à Paraty pour une bonne soirée festive, avant de rejoindre notre dernière destination. Voilà , nous sommes à Rio, et c’est fantastique. Mais c’est probablement l’avant-dernier message du blog aussi…

La plage d'Ipanéma à Rio
Encore merci pour tous vos commentaires et photos. On s’y habitue sans problème et c’est une sacrée fenêtre sur le monde. Votre vision des choses nous change des clichés habituels.
Vous êtes super et j’espère que vous aurez le plaisir de pouvoir renouveler un si long périple.
Et même si vous êtes proche de l’épilogue, n’oubliez pas que l’on dit « heureux qui comme Ulysse à fait un beau voyage ».
Et dire que j’étais habituée à regarder avant de me coucher si vous n’étiez pas quelque part et à regarder , en me levant, si vous n’étiez pas ailleurs. Il va falloir trouver autre chose !!!!! En attendant les transes autour d’Antioneta me paraissent suspectes surtout lorsque c’est Mathilde qui raconte. J’espère que Rio vous laissera sur un dernier grandiose souvenir. Pour vous consoler Tim Burton sort un nouveau film « Alice au pays des merveilles » qui a l’air tout à fait magique .Bises Cat H Il en faut du sable pour faire un sablier qui ne se vide qu’au bout de 365 jours.!
Faibles réactions pour le probable « avant-dernier message du blog ». Pourtant intéressante cette cérémonie de Candomblé.
Mais personnellement c’est cette plage d’Ipanéma qui m’attire le plus.
Le lien ci-après spécial Cath H :
Le c.. il ne m’a pas pris le lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sablier
Tiens, s’il n’est pas trop tard… dans le temps, il y avait un tout petit hôtel de 2/3 étages coincé entre deux tours, face à la plage de Copacabana, tout au début, vers la sortie du tunnel… Il s’appelait l’hôtel Mont Blanc, ça ne s’invente pas
Est-y toujours là ?… On y mangeait d’excellentes langoustes…
Sinon, je veux bien que le brésilien du sud soit plus rocailleux que celui du nord, m’enfin de là à le comparer à de l’allemand, c’est pousser la mémé… entre l’argentin qui serait de l’espagnol parlé par des italiens, et le brésilien du portugais éructé par des teutons, avec vous la linguistique sud-américaine est habillée pour l’hiver !
Bon ben… profitez des ultimes caipirinhas, batidas et cafecinhos… ici c’est enfin le printemps, z’allez arriver juste à temps pour le pastis en terrasse, gros veinards
Partis le 01 avril 2009
Revenus le 26 mars 2010
359 jours de voyage (+1 de décalage horaire)