Bonjour à vous,
Nous avons quitté Ho Chi Minh City pour le delta du Mékong. Ici, nous naviguons entre l’eau et la terre, entre les neuf bras du fleuve et toutes ses ramifications, jusqu’aux petits bras – les arroyos – : il n’y a plus que des îles, rarement des ponts et beaucoup de bateaux pour effectuer les traversées un peu partout. Tout le delta est habité, avec des maisons sur la terre ferme, sur pilotis au bord de l’eau, voire même des villages flottants et des maisons-bateaux.
Sur la terre ferme, entre les arroyos, les vietnamiens cultivent de grands vergers de fruits exotiques ou des légumes que les bateliers transportent sur le fleuve. Ils vendent parfois leurs marchandises sur le Mékong, organisant de grands rassemblements de bateaux, les marchés flottants. Les bateaux disposent un exemplaire de leur marchandise sur une perche pour indiquer ce qu’ils vendent.
Marché flottant de Cai Be
Marché flottant de Chau Doc
Nous avons logé dans un groupe de petites îles reliées par des passerelles ; on s’est promené entre les arroyos, les maisons et les vergers. Sur les chemins, les vietnamiennes nous montraient à leur bébés terrifiés en disant « hello, hello! » pour les encourager à parler anglais – un peu comme on montre à un gamin un papillon ou un poney. Sinon, nous avons bien révisé « How are you? » et « What’s your name? » avec tous les vietnamiens entre douze et dix-huit ans.
Christophe et le python
Nous avons aussi eu l’occasion de jouer un peu avec le python de trois mètres des propriétaires de notre hôtel… Le grand-père très vieux parlait le français, il se souvenait assez bien, il a décrété que Christophe ne jouerait avec le python qu’après avoir pris son petit-déjeuner. Comme dans toutes les maisons vietnamiennes, une pièce garde un autel dédié au bouddha, où l’on garde aussi des photos des anciens, en l’occurrence la grand-mère. Les meubles sont décorés de représentations des animaux sacrés ; la tortue, le dragon, la licorne et le phénix. Le plafond est encore criblé des balles américaines, le grand-père demande à ce que les choses restent ainsi. Quant aux français, il paraît qu’ils ont importé l’art du carrelage, et nous avons pu admirer le sol. Nous sommes tombés sur une maison de gens absolument gentils et nous avons eu nos meilleurs repas depuis cinq mois de voyage : poisson grillé « oreille d’éléphant », nêms, bouquets…
Notre chemin nous a ensuite conduits au marché dont la moitié est consacré aux fruits, et l’autre moitié à tout ce que l’on peut pêcher dans le Mékong et ce n’est pas peu dire : poissons, anguilles, escargots, coquillages, crevettes, tortues d’eau, serpents.
Vendeuse
Poissonnières
Au marché
Après un petit trajet en bus, nous avons atterri dans une ville où nous avons trouvé un bateau acceptant de nous prendre. Le bateau transportait des denrées sur le Mékong, principalement des fruits, et toute la journée puis la nuit nous avons chargé et déchargé au milieu des enfants qui cherchaient à bien nous impressionner par des plongeons audacieux.
Notre bateau
Le trajet a duré huit heures au milieu des noix de coco et des bananes, des patates douces et des ballots de menthe – pour les rouleaux de printemps -. Le long des berges nous avons croisé des maisons sur pilotis, des pêcheurs et pu observer en détail l’industrie de la brique : les fours sont installés au bord du fleuve puisqu’on transporte aussi les briques en bateau. Tout cela avec des cafés glacés dont les vietnamiens sont toujours approvisionnés.
Comme nous sommes arrivés de nuit à Hong Ngu, il avait été convenu avec les bateliers, forts sympathiques, que nous dormirions dans le bateau avec eux, sur des hamacs. Ils nous ont aussi donné des bananes parce qu’on n’en manquait pas.
Les batelières
Hamac, bananes et noix de coco
Le matin, nous avons pris un autre bateau, puis des taxi-mobylettes, puis un ferry pour rejoindre Chau Doc. Se déplacer n’est pas un problème mais on est quand même contents de voyager légers, le gros de nos bagages étant resté à Saïgon.
Ici, une partie de la ville est sur l’eau. Certaines maisons sont des bateaux amarrés dont l’habitacle est transformé en véritable pièce. D’autres maisons sont des fermes flottantes dont tout le dessous est constitué de cages où sont élevés des milliers de poissons, directement dans l’eau du fleuve. Il est possible de les déplacer, en particulier lorsque le niveau du fleuve baisse -on est au plus haut-.
Au marché, c’est poisson…
Maison-bateau
Transport d’une maison flottante
Donc, le delta du Mékong, c’est fantastique.
A Long Xuyen
Enfants du Mékong
Maintenant qu’on a vu le Monthy – python on attend le sacré Graal. Une gélatine sucrée ou un bain dans l’embouchure du Mékong à gagner pour ceux qui trouveront l’auteur de ce film. Je vois que les enfants lèvent déjà les doigts pour répondre. Biz+ Cat h Je suis sûre que c’est John qui va trouver le premier.
Terry Jones (qui a aussi fait des contes pour enfants, illustré par Boulet, co-auteur des derniers « Donjon »!), et Terry Gilliam. C’est pas ça?
A part ça, ça donne toujours envie de viendre avé vous, même si ça a l’air galère, des fois!
Damn, Christophe, le python… J’ai l’impression que tu tiens deux serpents sur cette photo??
c’est quoi cette barbe ??
au premier coup d’Å“il je croyais que c’était toi le grand-père !!! et pis j’ai vu la casquette de l’asm alors j’ai compris !!
bonne route !!!
Moi le Python c’est uniquement sous forme de lignes de code
Je sais pas si vous avez recu ma derniere reponse mais ouai, on est preneur pour des tuyaux sur le delta du mekong car on vaa y arrtiver plus vite que prevu car vu la tornade on va zapper, hue et ho ian.Sinon on est a nim Binh ou baie d halong terrestre et s est vraiment magnifique. Limite plus beau que la baie d halong.
On etait pendant 4 jours sur Sa Pa au nord et c etait plutot pepere. Superbe region pour faire des treks.
A+
On a un écran d’ordi neuf ce qui m’a permis de découvrir Christophe derrière les bananes !!!! Cette embouchure du Mékong me paraît envoûtante, je ne comprends pas qu’on puisse se cacher derrière des bananes pour dormir? A paris été indien c’est toujours ça . Biz Cat h
Joyeux anniversaire Christophe !! Je ne sais pas où vous êtes actuellement, et avec le décalage horaire, il est peut être déjà le 2 octobre, mais bon on va dire que l’heure française qui compte
Partis le 01 avril 2009
Revenus le 26 mars 2010
359 jours de voyage (+1 de décalage horaire)