Bonjour,

Dans le parc de la rivière bleue
Nous avons quitté Nouméa pour faire le tour de la Grande Terre et voir un peu la brousse calédonienne. Bon, personne ne s’y attendait, mais… semaine de pluie… Il ne faut pas toujours beau et on n’a pas eu de chance. D’ailleurs James Cook, le navigateur écossais qui a découvert l’île, l’a nommée Nouvelle Calédonie car elle lui rappelait son pays natal par mauvais temps. Vous pourrez donc apprécier l’aspect « Calédonie » sur les photos…
Lorsque l’on s’éloigne de Nouméa, on ne croise plus grand monde… Nous avons suivi la route principale qui longe la côte et fait tout le tour de l’île. Les paysages sont très divers : plages de cocotiers mais surtout beaucoup de montagnes, des forêts de végétation tropicale, et de la savane.

Un paysage de la côte est

Plage de la côte est
De temps en temps, nous avons traversé des « centres de brousse », comme on dit par ici, c’est-à -dire les villages de la Grande Terre : une mairie, une école, une station service, une église, un cimetière, une épicerie et une petite halle couverte pour le marché, et c’est tout. Les maisons des Kanak et des caldoches sont disséminées tout autour dans la végétation et on ne les voit presque pas (le terme caldoche désigne les descendants des premiers colons blancs, à ne pas confondre avec les métropolitains fraîchement installés qu’on appelle des zoreilles!)

Tribu de Tendo
En quittant la route principale, soit vers les plages, soit vers les montagnes, on arrive dans les tribus, où habitent les Kanak. Tout le monde dit « tribu », c’est le terme qui fut imposé par les colons désireux de cantonner les populations : chacun dans sa tribu, à chaque tribu son territoire et tout le reste est pour nous.
Chaque tribu rassemble plusieurs familles, parfois trois, parfois cinquante, parfois la tribu compte une église et une école, ainsi qu’une case commune ou chefferie. Les habitations, généralement en tôle, sont très précaires ; c’est l’habitat le plus pauvre que nous ayons vu depuis le début du voyage. La case traditionnelle -dont la salubrité a été contestée à tort par les blancs à une époque – a laissé place à des maisons bricolées en matériaux récupérés. Pour autant, les villages sont minutieusement entretenus, les jardins sont fleuris et les pelouses incroyablement ratissées.

Tribu de Tiendanite

Tribu de Gio
Chaque tribu possède un chef et les Kanak peuvent choisir de répondre soit au droit français, soit au droit coutumier Kanak, auquel cas les litiges sont tranchés par les chefs, selon la coutume.
Nous ne savons pas grand chose des règles imposées par la coutume mais, en Nouvelle Calédonie, lorsque l’on quitte la route principale et que l’on rentre sur le territoire des tribus, il convient de ne pas faire n’importe quoi. En particulier, il faut se présenter au chef et, normalement, faire un présent c’est-à -dire offrir un carré de tissu qu’on appelle manou (un paréo). Ensuite, il faut demander la permission avant de s’engager dans un sentier car certains lieux sont interdits, tabous car sacrés. Nous retiendrons de tout cela qu’un comportement très respectueux est attendu…

La cascade de Tao

Tribu de Tiendanite

Kanak de Gio
Enfin, on a eu du mal à vraiment se rendre compte de ce qu’était la coutume et de son sens véritable parce qu’en brousse, mais aussi dans un centre de brousse ou dans une tribu, il n’y a jamais personne. Les quelques bâtiments des centres de brousse n’attirent pas grand monde, il n’y a aucune raison de s’y attarder. Le matin, il y a parfois des tout petits marché où quelques personnes viennent vendre un kilo de patates douces, deux salades ou trois poissons, le surplus du jardin ou de la pêche. Pas trop moyen de s’approvisionner…
Et dans les tribus les habitants n’étaient pas là . Ils étaient probablement partis aux champs, ou à la pêche, ou à la chasse au cerf (trop de cerfs en Nouvelle Calédonie, la chasse est encouragée et même récompensée, du coup, il y en a souvent au menu). On croise un ou deux habitants, pour demander à dormir dans le gîte ou pour camper. Même pas de gamin. Du coup, pas trop d’occasion de discuter et les rares fois où nous avons rencontré des Kanak, ils se sont révélés plutôt timides. Nous avions un peu l’impression de rendre visite à des gens qui seraient partis ailleurs.
Pour autant, nous avons toujours été très chaleureusement accueillis, et avec une grande gentillesse, mais il y a toujours une grande distance entre eux et nous. Leur idée c’est peut-être que quelques touristes pour mettre du beurre dans les ignames, ça va bien, mais pas plus. Et après plusieurs mois de voyage et une petite idée de ce que peut être le tourisme, nous ne pouvons que comprendre et leur donner raison… Même si parfois, la pluie et les tribus désertes, c’était un petit peu triste…
Les Kanak nous resteront donc fort mystérieux et leur culture secrète – on n’a pas renoncé, on lit des livres… On gardera de la Grande Terre le souvenir des grands bonjour sur les routes, d’une grande amabilité et des sourires. Et puis un certain sens de l’humour… Alors que nous demandions notre chemin, il nous a été répondu « Bon, il y a des panneaux. Vous allez vous en sortir, vous savez lire, non? ». Et comme on demandait où regarder le (fameux!) match de foot de l’équipe de France, on nous a conseillé de nous adresser à la gendarmerie…
Nous resterons aussi sur l’idée que Nouméa est la ville des blancs et que les Kanak vivent dispersés dans la brousse, dans des tribus reculées, et qu’il y a une grande disparité de mode de vie. Dans le bar branché – et bondé – de Nouméa, l’autre soir, il n’y avait qu’un seul Kanak…

Un ilôt dans le lagon
ouf, il n’y a pas qu’en Normandie qu’il pleut…
Sinon, que Christophe en profite pour se raser ! Pas question qu’il rentre au bureau en 2010 dans cet état (d’abord il ne passerait pas la sécurité…)
Je vous souhaite de retrouver le soleil rapidement, mais les photos sont néanmions superbes…
Si d’aventure vous rencontrez un dénomé Pierre-Yves Leroux – surnommé autrefois Chico- dites lui que j’attends de
ses nouvelles.
Bonne continuation et merci de nous entraîner dans votre aventure. Des bises.
J’allais oublier! L’expo de Catherine était super, il faut qu’elle continue dans cette voie. Elle a proposé un très subtil
mélange de dessins et de photos, bravo!
ola les barbouzes !
Juste quelques mots pour vous dire qu’on pense bien à vous.
Ils ont retrouvé Colonna puis Jean Pierre Treiber mais ils ne sont pas près de vous rattraper
Le projet de vous rejoindre au brésil tombe à l’eau pour notre part :
Laurette va avoir un petit frère courant mars ….
Il faudra donc attendre votre retour, mais je me chargerai d’arracher la barbe a tof avec mes dents rhhhrrr…
Bises
Mathieu, Line et Laurette.
Nous revenons du musée Dapper l’homme d’Océanie tisse de manière fort artistique les poils de barbe. Arrêtons les barbares qui veulent commettre un délit de dents sur Christophe’s barbe. Quant à moi , grâce à Danièle je me fais un petit poil de célébrité sur votre blog !!! Les Kanaks seraient solubles dans l’eau ? cette pluie……embue les photos. vivement l’embellie Cath H
Cette chasse au barbu fait peur. Besson, Hortefeux arrêtez de prendre des pseudos, vous êtes démasqués !
bonjour madame MATHILDE, je suis un jeune kanak de la tribu de saintlouis en france depuis 1989 ,mon message de dire merci de montrer notre pays qui fait parti de la france mais aucun oeil n’est diriger vers notre peuple qui demande a se mettre a la meme hauteur de tous les pays du monde,tous en respectant chaque culture .encore merci ,deplus j’ai reconnu une photo de la tribu gio ,ou dont j’ai passer tous mon enfance avec mon oncle GALEZE que j’ai reconnu dans votre page image , la valeur de notre peuple sont le regard des gens qui sont inconnu a la coutume kanak .encore MERCI.
Mr DEDE michel
Partis le 01 avril 2009
Revenus le 26 mars 2010
359 jours de voyage (+1 de décalage horaire)