9 octobre 20099 octobre 2009 Accueil » Hong Kong et Macau : "Un pays, deux systèmes"
Ecrit par mathilde à 15:16 dans Chine
  • 5 commentaires et 0 rétrolien
  • 1 885 vues


HONG KONG

« Un pays, deux systèmes » : c’est avec cette promesse que la CHine a récupéré Hong Kong. Pour encore une petite quarantaine d’années, Hong Kong est donc une RAS, une « Région Administrative Spéciale », avec sa propre constitution qui protège son économie libérale en Chine communiste. C’est pour ça que quand on est à Hong Kong, on est en Chine, enfin oui, mais enfin pas tout à fait, et puis non mais un peu quand même.
Parce que Hong Kong, c’est comme un pays à part avec des chinois « spéciaux » : ici, pas question de cracher comme un goujat ou de fumer des clopes dans le bus, on se tient correctement.

Pour le business et la finance, c’est surtout les grandes tours de bureaux située sur l’île de Hong Kong, face à la mer. Au milieu de l’île, il y a une colline, le « Victoria peak » et un funiculaire pour atteindre le sommet. D’en haut, on voyait toute la baie, les tours et les bateaux, les petites îles. Sur les pentes, ce sont les logements des cadres hongkongais, loin des tours de logements démesurées style « HLM » et des immeubles vétustes qui font le reste de l’habitat à Hong Kong.

La baie de Hong Kong

La baie de Hong Kong

La baie de Hong Kong

La baie de Hong Kong


Mais la vie à Hong Kong, ce n’est pas vraiment dans les quartiers d’affaires de l’île, déserts le soir, c’est plutôt la presque île de Knowloon, en face, reliée par un ferry.
Au milieu de la presqu’île, il y a une avenue principale qui remonte depuis l’embarcadère, où l’on circule dans les allées des centres commerciaux plutôt que sur les trottoirs, avec une clim’ réglée sur 10°C, ambiance rayon poissonnerie au milieu des boutiques de luxe -Chanel, Vuitton… Quand on remonte l’avenue, on quitte le luxe et on continue sur des magasins « normaux » type « téléphones portables » (mais combien ils en vendent par jour en Chine???). Ensuite, c’est le marché de nuit où on a encore pu manger des crevettes, au milieu de l’affluence hongkongaise, puisque tout le monde vient ici, temple street, pour manger des fruits de mer chez « Spicy Crab ». Encore plus haut, d’autres marchés mais alors là on tombe carrément sur de la chaussette et puis enfin, un marché aux poissons rouges et un marché aux oiseaux. Les hongkongais sont des chinois alors ils aiment avoir un aquarium ou un oiseau en cage. Et puis, ça porte chance, et quand on est dans les affaires…

Chungking Mansions, 36-44 Nathan Road, Knowloon

La Chungking Mansions

La Chungking Mansions

L’immeuble qui a vu passer le plus de nationalités au monde dans une seule et même année, plus de 130… Chungking Mansions c’est 17 étges, 5 cages d’escaliers, et, sur la plupart des paliers, 4 guesthouses d’environ 15 chambres minuscules… bref, la queue à l’ascenseur. Au rez-de-chaussée, on circule entre les boutiques de téléphones portables, de DVD ou d’électronique, et les restaurants pakistanais. Au milieu de tout ça, des congolais transportent des cartons à destination de la « RDC », histoire de faire profiter l’Afrique du Made in China. Dans la colonne « Occupation » du registre de notre hôtel, ils avaient noté « Business »… Sinon, une majorité de pakistanais, dont quelques sikhs, pas mal d’africains, des touristes occidentaux qui trouvent ici une chambre pas chère, des chinois, et une activité trépidante: entre autre, possibilité de se faire coudre un costume sur mesure par un paki ou d’acheter une fausse rolex pour montrer qu’on a réussi sa vie. Une chinoise a été prise d’une crise de racisme anti-paki dans l’exiguïté de l’ascenseur, la cohabitation peut-être moins évidente que le mythe de la Chungking Mansions le raconte…
Et puis le premier octobre, c’est l’anniversaire de la Chine communiste et du coup, grand week-end et donc grande affluence à la Chungking Mansions. Enfin, nous avons tout de même obtenu un cagibi au cÅ“ur de l’action…

Notre chambre

Notre chambre

L'ascenseur

L’ascenseur

L'entrée de Chungking

L’entrée de Chungking




Macau

Une rue de Macau

Une rue de Macau

En une heure de bateau depuis Hong Kong, grâce à TurboJet, on est à Macau, une autre RAS chinoise, récupérée aux Portugais. Là, on se trouve au milieu d’une Chine qui reviendrait de ses vacances à Lisbonne… Certains immeubles ont un air méridional et les quartiers ont gardé des bâtiments portugais, et puis tout est écrit en chinois et en portugais sur les enseignes et les panneaux…


Avec les églises portugaises, la grande spécialité de Macau, probablement inscrite dans sa constitution de RAS parce que c’est interdit en Chine (comme le business de Hong Kong), c’est les casinos – et aussi la mafia chinoise, les triades -.
Nous avons passé la soirée au casino, le « Gran Lisboa », immense, trois étages de tables de jeux, toutes remplies. Et on peut vous dire que ça flambait: dans la fumée de cigarettes, les croupiers ramassaient des gros jetons à des chinois très tendus. On a fait durer notre mise pendant deux heures à la roulette et pendant ce temps-là, à notre table il s’est perdu… beaucoup… beaucoup de dollars hongkongais (Macau a sa monnaie, les « patakas », mais dans un casino macanais on dépense des dollars hongkongais, c’est comme ça). Certains chinois arrivent, achètent pour cinquante euros de jetons et mettent tout sur le tapis. En l’espace de 5 ou 10 minutes c’est tout perdu… Nous étions cantonnés à la roulette parce que c’est le seul jeu dont on connaissait les règles mais les chinois, ce qui les branche, c’est le Baccara. Et, on peut vous dire que part rapport aux cinquante euros de la roulette, le Baccara, ça brassait des sommes affolantes…

Casino macanais

Casino macanais

Un ange portugais

Un ange portugais



Enfin, devant la plus belle façade portugaise de Macau, nous avons retrouvé nos amis, les touristes chinois. On savait qu’on les voyait pour la dernière fois alors on a pris quelques photos. Ils ne posent pas pour nous, bien sûr, mais on les a quand même pris en photo parce qu’ils vont nous manquer… on n’a vu personne regarder la façade portugaise… et nous, on ne verra plus de chinois…

Séance photo à Macau

Séance photo à Macau

Séance photo à Macau

Séance photo à Macau

Séance photo à Macau

Séance photo à Macau



5 Commentaires5 Commentaires
danièle R
Commentaire #1
  • 10:17
  • 10 octobre 2009

Il y a plus de 6 mois que je suis les globe-trotters que vous êtes et j’ai grand honte à ne venir vous dire qu’aujourd’hui combien
je me délecte depuis tout ce temps à la lecture de vos pérégrinations. Grand merci donc pour ce magnifique voyage dont vous nous faites profiter, merci pour les descriptions et les commentaires de Mathilde qui allient intérêt précision et humour, merci pour les superbes photos qui font rêver et secouent parfois. Bravo à Christophe pour sa bravoure, mais je sais par expérience que le python n’est pas l’animal froid qu’on croit et qu’il est aussi très doux au toucher!
Bonne continuation à vous, encore merci, je vous embrasse.
L’addict de service…!

Phil Rop
Commentaire #2
  • 9:50
  • 11 octobre 2009

Pas trop violent le changement ?

catherine H
Commentaire #3
  • 17:09
  • 11 octobre 2009

Je trouve l’ange portugais bien impertinent !!! Sort-il du casino? s’est -il converti à d’autres activités? Biz Cat h

fredp
Commentaire #4
  • 19:20
  • 11 octobre 2009

Alors ? Ça sent l’essence écarlate ? :-)

Commentaire #5
  • 16:18
  • 13 octobre 2009

Hé bé…
Je note le « acheter une fausse rolex pour montrer qu’on a réussi sa vie », ça m’a bien fait rire ^^
Et je suis d’accord avec Catherine H pour le coup de l’ange : à première vue, on croirait qu’il fait un doigt d’honneur, à seconde vue, plutôt un « Wesh. Quoi ? Qu’est-ce tu veux ? »
Ciao la Chine !

Laisser un commentaireLaisser un commentaire
Nom:* E-Mail:* Website:

Commentaire:

* Signifie que le champ est obligatoire